Bonjour à tous, voici une série de documentaires qui pourrait vous intéresser :
''Radio-Canada et CBC présentent une série documentaire en six épisodes sur le rôle joué par la propagande pendant la Deuxième Guerre mondiale. Les films d’actualités, les affiches, les discours, les rassemblements et la radio sont autant de moyens ayant servi à convaincre des populations entières de partir en guerre. Animée par Catherine Mercier, la série documentaire Amour, haine et propagande traite de la persuasion des masses et s’adresse directement à la nouvelle génération très à l’affût des médias. La série sera diffusée à la télévision de Radio-Canada à compter du 30 avril prochain.''
P.S.: les épisodes seront en rediffusion sur le site de tou.tv à partir du 3 mai 2010.
Bonne écoute!
jeudi 29 avril 2010
Trois dimensions de la créativité perçue
Pourquoi s'engage-t-on à regarder une publicité, alors que personne ne se lève le matin en disant : «Comme j'ai hâte de savoir ce que la pub a à m'offrir».
Ce dont il est pas question, ici, ce n'est pas de fonctionnalité de la pub, mais de son efficacité créative. Une pub non vue, c'est une pub qui ne sert à rien.
Ce message pour le détergent Magistral de Procter & Gamble, par l'agence argentine Grey Group, réunit les trois facteurs qui font en sorte qu'un consommateur perçoit qu'il est en présence d'une publicité créative : originalité, complexité, esthétisme (voir la recherche de Maria Mercati-Guérin sur la créativité perçue)
Originalité par rapport au segment de produits. Ça va de soi, les pubs de détergents, surtout préemptés par des approches « lave plus blanc » et autres « pouvoir détergent », misent surtout sur la fonctionnalité du produit, l'avantage-produit.
Complexité par l'indirection du message : alors que l'annonceur souhaite seulement dire : «Hey! Vous pouvez laver votre vaisselle à l'eau froide, donc ça vous coûtera moins cher», il a contourné le discours publicitaire de façon analogique cette histoire de bonshommes de neige. Le consommateur doit réhabiliter le sens du message, ce qui le conduit à fournir plus d'efforts cognitifs et à s'engager dans la publicité.
L'esthétisme est évident : step-motion, univers onirique, storytelling progression narrative... On est loin de la famille nucléaire qui lave la vaisselle en s'amusant.
D'aucuns argueront que c'est ce qui fera acheter le produit ce n'est pas la créativité de la pub, mais si le produit est présent dans l'ensemble évoqué de l'acheteur... et le prix. Pourtant le problème, si problème il y a dans cette publicité, ne proviendrait pas du fait qu'on ne voit pas le produit suffisamment; que sur 60 secondes, à peine 5 sont consacrées au produit. La rupture stratégique émanerait plutôt que cette expérience créative ne se transforme pas en expérience d'achat. Le couple de bonhommes de neige se retrouvera-t-il aux lieux de vente? Le packaging sera-t-il aussi esthétiquement intéressant que la publicité? Probablement pas. La pub ne restera qu'une bonne idée.
Un exemple de cette expérience transcendant la publicité serait la pub de Knorr, pour le riz Sidekick. L'histoire de cette salière déprimée s'est transformée en une promotion, à la suite d'une réponse favorable à la créativité de la publicité.
Ce dont il est pas question, ici, ce n'est pas de fonctionnalité de la pub, mais de son efficacité créative. Une pub non vue, c'est une pub qui ne sert à rien.
Ce message pour le détergent Magistral de Procter & Gamble, par l'agence argentine Grey Group, réunit les trois facteurs qui font en sorte qu'un consommateur perçoit qu'il est en présence d'une publicité créative : originalité, complexité, esthétisme (voir la recherche de Maria Mercati-Guérin sur la créativité perçue)
Originalité par rapport au segment de produits. Ça va de soi, les pubs de détergents, surtout préemptés par des approches « lave plus blanc » et autres « pouvoir détergent », misent surtout sur la fonctionnalité du produit, l'avantage-produit.
Complexité par l'indirection du message : alors que l'annonceur souhaite seulement dire : «Hey! Vous pouvez laver votre vaisselle à l'eau froide, donc ça vous coûtera moins cher», il a contourné le discours publicitaire de façon analogique cette histoire de bonshommes de neige. Le consommateur doit réhabiliter le sens du message, ce qui le conduit à fournir plus d'efforts cognitifs et à s'engager dans la publicité.
L'esthétisme est évident : step-motion, univers onirique, storytelling progression narrative... On est loin de la famille nucléaire qui lave la vaisselle en s'amusant.
D'aucuns argueront que c'est ce qui fera acheter le produit ce n'est pas la créativité de la pub, mais si le produit est présent dans l'ensemble évoqué de l'acheteur... et le prix. Pourtant le problème, si problème il y a dans cette publicité, ne proviendrait pas du fait qu'on ne voit pas le produit suffisamment; que sur 60 secondes, à peine 5 sont consacrées au produit. La rupture stratégique émanerait plutôt que cette expérience créative ne se transforme pas en expérience d'achat. Le couple de bonhommes de neige se retrouvera-t-il aux lieux de vente? Le packaging sera-t-il aussi esthétiquement intéressant que la publicité? Probablement pas. La pub ne restera qu'une bonne idée.
Un exemple de cette expérience transcendant la publicité serait la pub de Knorr, pour le riz Sidekick. L'histoire de cette salière déprimée s'est transformée en une promotion, à la suite d'une réponse favorable à la créativité de la publicité.
mercredi 28 avril 2010
Réfléchir à la com pour arrêter de faire de la com
Qui réfléchit peu se trompe beaucoup
Il est temps de réfléchir à la com. Trop souvent, les communicateurs, prisonniers de routines organisationnelles et systémiques, n'ont plus le temps de prendre du recul sur leurs actions.
Dans le cadre des programmes de 2e cycle en communication appliquée de l'Université de Sherbrooke, et plus particulièrement dans le cadre du cours «Intervention en communication appliquée», les étudiantes et étudiants du cours souhaitent porter un regard intelligent et avisé sur leur pratique.
À travers des méthodes de la CPS (Creative problem solving), les étudiantes et étudiants sont amenés à développer un projet, mais également à commenter l'actualité des coms.
C'est ici que ça passe.
C'est ici que ça se cogite.
Libellés :
communication,
creative problem solving,
intervention
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