lundi 31 mai 2010

La pire job au monde

Après «The best job in the world» quelque part sur une île paradisiaque de l'Australie, la région touristique Sorel-Tracy tentait le concept de la meilleure job de l'été en proposant gros salaire, beau bureau dans un décor idyllique où les murs n'existent pas, plaisir certain, bref tout est là pour essayer de créer le buzz qui rendra viral.

L'agence de pub suisse Numéro 10 a décidé de pousser plus loin le concept en trouvant une façon originale d'afficher les postes disponibles et surtout, faire parler d'elle. «The worst job in the world» est une vidéo déposée sur YouTube devenue virale. La recette: la disruption complète en ce qui concerne les qualités normalement recherchées chez un employé et les avantages offerts. Le contexte de l'organisation fait que ça fonctionne et malgré le ton humoristique, l'agence tient à laisser savoir qu'ils sont véritablement en recrutement. Avis aux intéressés! et n'oubliez pas de soumettre votre certificat psychiatrique.

vendredi 21 mai 2010

Pour ou contre le détachement de la langue québécoise

Ce midi, Isabelle Maréchal discutait avec le chanteur Biz de Loco Locass sur les ondes du 98,5fm. Le sujet du jour allait dans le sens de ce qui occupe les manchettes par les temps qui courent, soit le CH de Montréal et dans le cas présent, la place de la chanson «Le But» au Centre Bell lorsque le tricolore déjoue l'adversaire. En ce moment, cet honneur revient à une chanson en anglais du groupe U2.


Outre le sujet de l’heure, il a été question de la langue québécoise. Est-ce que le dictionnaire français Le Petit Robert devrait toujours faire partie de nos habitudes québécoises? Lorsqu’on sait que la langue française de France et celle du Québec sont différentes sur plusieurs points, n’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur la possibilité d’avoir un dictionnaire français québécois (Elvis Gratton a déjà bien soulevé le problème!), autre que le dictionnaire du joual au Québec?


La question se pose puisque maintenant, plus de la moitié de la soixantaine de mots admis chaque année dans le dictionnaire français proviennent de la langue anglaise. Ici, on se stationne pour aller magasiner et non aller au parking pour faire du shopping! Il s’agit de l’exemple typique, mais au Québec on envoie un courriel, et non un mail (mot nouveau du Petit Robert). De plus, quand je fais la correction de texte dans mon fichier Word, Microsoft l’a compris en m’offrant le choix de vérifier l’orthographe des mots selon que je suis French ou French Canadian.

Magazine trompe l’oeil

Élise Gravel, auteure, illustratrice et rédactrice en chef, lancera le 26 mai prochain un nouveau magazine féminin. À première vue, Nunuche sera une revue parmi tant d’autres, mais lorsqu’on s’y attarde on se rend compte qu’il s’agit plutôt d’un pastiche où l’auteure a voulue se « défouler personnellement ».


Enfin, j’aurais peut-être aimé qu’il n’y ait pas de nouvelles médiatiques à ce sujet avant le lancement pour connaître la réaction des gens et voir si certains auraient mordu à l’hameçon.


Tâchez de ne pas vous y méprendre!


Entrevue à Christiane Charette

Entrevue à Bons baisers de France

Blogue d'Élise Gravel

Nunuche sur Facebook


jeudi 20 mai 2010

relations publiques et 2.0

Je viens de découvrir le site Internet http://www.toutlemondeenblogue.com/ qui regroupe des blogueurs par catégories.

Un outil très intéressant en relations publiques pour cibler des influenceurs dans des secteurs précis et communiquer.

Hé oui, le virage 2.0, même dans l'univers des relations publiques!

Nos marques préférées

Chaque année le magazine Marketing sonde l’opinion publique des Canadiens et Canadiennes et fait le palmarès du top 100 des marques les plus appréciées. Cette année, Google en sort grande gagnante. Outre les multinationales, deux chaînes québécoises retiennent l’attention: le quincaillier Rona (18e) et le magasin des articles à bas prix Dollarama (49e). Ces deux entreprises ont non seulement des missions bien différentes mais également des visions de la communication totalement opposées.


Rona mise gros avec une enveloppe budgétaire annuelle de 140millions de dollars, dont une bonne partie était cette année dédiée à la commandite des Jeux Olympiques de Vancouver. Est-ce que les retombées en magasins en valaient la chandelle ou plutôt le flambeau?


Dollarama prend le pari inverse. Afin de promouvoir sa marque, l’entreprise montréalaise n’a jamais investit un seul dollar en publicité ou promotion en 18ans. Pour construire sa réputation de marque, les dirigeants misent plutôt dans leurs magasins : nouveaux produits et augmentation des parts de marché avec l’ouverture de 40 succursales par année.


Bien que les deux entreprises soient dans le commerce de détail, elles ont des réalités bien différentes. Rona tente de se tailler une place sur le marché canadien où la compétition est féroce avec des gros joueurs tels que Home Depot et Lowe's. Dollarama est plutôt dans un créneau unique. Par contre, le nombre de cas où des grandes marques ont été lancées sans pratiquement aucune publicité est étonnant. On note entre autres les Starbucks, Body Shop, Red Bull et Wal-Mart. Désormais, de gros budgets marketing font par contre partie intégrante de leur modèle d’affaires afin de conserver la place acquise dans l’esprit des consommateurs face à la compétition.

Une mouche tricolore pour les séries

Vu aujourd'hui sur le bulletin électronique d'Infopresse.

Après le zoo de Granby et son tigre qui déchiquète une boîte à l'image des Pingouins de Pittsburgh, voilà qu'un magasin de plein air, de chasse et pêche bien connu à Québec, Latulippe, emboîte le pas dans la foulée de la fièvre du hockey. Une mouche tricolore en guise de soutien au CH. Apparemment, que la prise de trophées est quasi garanti ! Avez-vous pensé en mettre une ou deux dans votre coffre à pêche ?

Évidemment, certaines auraient préféré voir cette pub sous forme de vidéo, question de voir le potentiel d'une vidéo virale, mais ce sera pour une autre fois ! et pourquoi ne pas décliner ces mouches tricolores en boucles d'oreilles pour les amateures de pêches ou les partisanes de hockey ? La ligne est lancée !

mercredi 19 mai 2010

Atteindre la génération Y, oui ce sera possible pour moi !

Que le hasard fait bien les choses parfois. Alors qu’une bonne partie de ma clientèle à atteindre dans mon projet fait partie de la génération Y, alors que je me propose de faire des communications internes autrement, alors qu’après un remue-méninges d’équipe, nous en venons à dire : faisons émaner le message de la base plutôt que de la direction. Faisons en sorte qu’ils soient impliqués, qu’ils se sentent concernés, et bien voilà que je tombe sur un blogue où il est question non seulement de la génération Y mais aussi des 7 clés qui me permettront de mieux les atteindre et de mieux les faire participer à l’exercice de propagation de l’information.

Pour celles qui souhaiteraient rejoindre les Y dans leur projet, je vous invite à lire le blogue de Stéphane Lacroix, le gars des com sous le titre « Atteindre la génération Y ». Les 7 clés proviennent de la firme Morningstar Communications

Le contenu généré par les cibles : de la quantité, mais pas de qualité

Un pavé dans la marre du UGC (User generated content) : les campagnes invitant les internautes à produire un vidéo promotionnelle, trouver un slogan, un nouveau nom de produit, etc., génèrent plus de bruit et de contenu inutilisable que prisable.

Selon cet article de AdAge, plusieurs de ces campagnes n'aboutissent pas à un éclair de génie des utilisateurs. Au mieux, elles donnent quelques insights sur ce qui plaît ou non aux consommateurs, mais ne génèrent pas autant de contenu pertinent et utilisable : «The results have often been forgettable, fashioned by someone already in the business, or both.».

Selon l'article, les utilisateurs ne prennent pas au sérieux la commande qui leur est passée, produisant ainsi des vidéos tenant davantage de la parodie et du ridicule que d'une véritable action créative. «You're getting these very poor quality spots, and it's not even done in seriousness anymore. It's almost like a joke».

Est-ce parce que les paramètres commerciaux (comprendre la cible, mettre les avantages et les bénéfices au coeur de la création, engendrer un saut créatif qui rende la publicité mémorable et persuasive...) ne s'accordent pas très bien avec le besoin de s'exprimer des internautes?

À lire.

mardi 18 mai 2010

Une Semaine du tourisme responsable qui maximise les médias sociaux

En cette Semaine du tourisme responsable, l'Actualité.com d'aujourd'hui rapporte que le journal Planeta encourage les voyageurs à utiliser certains médias sociaux pour faire connaître une destination, un hôtel ou une expérience de tourisme responsable.

Voilà un concept qui me plait -- et qui intéressera sûrement Isabelle! : un événement qui mobilise et une plateforme interactive, un jumelage qui favorise l'action.

Je ne suis pas inquiète du succès que cette campagne remportera, car non seulement le tourisme responsable et les médias sociaux sont à la mode, mais encore les gens adorent donner leur avis et partager leurs expériences de voyage. Imaginez si en plus on déroule le tapis rouge! Toutefois, je suis d'accord avec Gary Lawrence, auteur de l'article : « Même si l’idée d’un tel événement demeure plus que louable, il est cependant quelque peu ardu de s’y retrouver, dans cette sorte de grand supermarché virtuel. »

Quoi qu'il en soit, selon moi, l'idée dépasse même la cible des voyageurs en attirant également les internautes friands d'us et coutumes. En tout cas, moi, qui n'ai malheureusement pas l'occasion de voyager, j'ai tout de suite eu envie de cliquer sur les liens offerts dans l'article pour en savoir plus.

Et vous?!

samedi 15 mai 2010

Simons recherche une blogueuse-fashionista

Selon la nouvelle publiée sur Infopresse aujourd'hui, Simons lance un concours pour trouver une jeune blogueuse à la mode qui partagera ses découvertes au goût du jour et qui sera active sur les médias sociaux.

L'idée est géniale, mais comment Simons arrivera-t-il à gérer sa réputation? À moins que la compagnie ait adoptée une politique de gouvernance 2.0 et que la blogueuse sache quoi en faire, Simons ne court-il pas le risque de perdre sa crédibilité, des parts de marché ou de se retrouver avec des poursuites légales?

Bref, une entreprise peut-elle confier le rôle de blogueur à n'importe qui sans qu'il soit formé en ce sens (éthique, déontologie, e-reputation, enjeux, etc.)? À qui reviendra la responsabilité des dérapages potentiels?

jeudi 13 mai 2010

Un exemple d'une vidéo virale réussie

Un lion du zoo de Granby; fier partisan du Canadien de Montréal!

mercredi 12 mai 2010

La vidéo en ligne

L'avancement des technologies de l'information force en ce moment les entreprises a repenser leurs stratégies d'affaires et de communication. Et le virage Web offre des opportunités fantastiques pour positionner les marques, notamment par l'utilisation de la vidéo en ligne. Pour quatre raisons, la vidéo en ligne peut s'avérer une excellente stratégie de communication:
  1. Augmente le référencement par Youtube et Google;
  2. Augmente l'expérience de l'utilisateur (UX: user experience);
  3. Permet de mesurer l'impact quantitativement;
  4. Permet à la marque de communiquer de façon originale.
Si vous voulez en savoir plus sur la vidéo en ligne et avoir quelques trucs, prenez le temps de lire cet article publié par "Le réseau de veille en tourisme" à ce lien.

mardi 11 mai 2010

Publicité: l'art de se tirer dans le pied

Un ami vient de me faire suivre la farce suivante :

C’est un représentant de Coca Cola qui revient du Moyen-Orient très découragé, alors qu’il y était parti pour développer la marque là-bas.

Son collègue lui demande : « Pourquoi n’as-tu pas réussi avec les Arabes ? »

— « Quand j’ai été envoyé au Moyen-Orient, j’étais très confiant de pouvoir faire de bonnes ventes, car Coca-cola n’est pas connu là-bas. Le problème, c’est que je ne parle pas l’arabe. J’ai donc fait passer le message à l’aide de trois images. La première image présentait un homme allongé dans le sable chaud du désert, totalement faible et épuisé; la deuxième, un homme buvant du Coca-cola; sur la troisième photo, notre homme était totalement rafraîchi. Ces panneaux ont été publiés dans tout le pays. »

— « Ça aurait dû bien marcher. Où était le problème ? »

— « J’avais oublié que les arabes lisent de droite à gauche ! »

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D’où l’importance de connaître la culture locale, pour réussir en pub. Pourtant, on recommence à voir, au Québec, des pubs qui ne sont que des traductions avec synchronisation labiale. Ou qui utilisent des chansons en anglais, qui n’ont aucune signification pour une bonne frange de la population unilingue francophone. Car la chanson n’est pas qu’un accompagnement : les paroles ont – ou devraient avoir – un lien avec le produit offert. Ne pas tenir compte de la réalité culturelle, c’est l’art de se tirer dans le pied !

dimanche 9 mai 2010

Culture 2010 : complexe ou avancement ?

(En réponse à Rédactionsb)

Complexe, énorme complexe j'éprouve quant à ma propre culture générale. J'ai fait l'école, des études comme disent nos parent (qui sous-entend toujours être allé à l'université, jamais avoir étudié pour un métier, et pourtant !), et où ai-je appris la « culture générale » ? Cette culture qui me manque tant, qui me fait tellement défaut quand je converse avec ceux qui passent les 50 ans, parce qu'avant cet âge, la « culture générale », on ne nous ne l'a pas enseignée. On a peut-être essayé (un peu de géo, un peu d'histoire), mais elle n'est pas rentrée dans nos têtes comme elle est entrée dans celle de nos aînés. Et, je me demande si ce n’est pas pire lorsqu’on a étudié en sciences santé ou en sciences pures, ces sciences qui ouvrent toutes les portes à l’université. Mais bon, je ne suis quand même pas prête à dire qu’elles ne m’ont pas été utiles.

Mais lorsqu'il est question de pensée, de construction, expliquez-moi. Introduction (sujet amené, sujet posé, sujet divisé), développement (argumentation, citations, données statistiques, faits), conclusion (synthèse, ouverture), tout cela, je vous l'écris de mémoire, parce qu'on me l'a répété de mon premier à mon dernier niveau de secondaire, et même au niveau collégial. Sur quel nuage se trouvaient ceux qui n'ont pas compris ? Ceux qui n'ont pas enregistré ?

L'ère du clip commençait peut-être, mais on n'en était pas à se distraire dans les cours avec un iPod, un iPhone, un iTouch, un i«Patente», i«Machin» ou encore à se river sur un écran d'ordinateur, un écran télé, un écran pour jeux vidéo, on savait encore jouer dehors, socialiser, s'engueuler en direct et non en un échange infini de courriels ou de textos ponctués d'émoticones (mot qui n'existait pas quand j'étais jeune !), que dis-je, de binettes, qui expliquent notre état d'esprit.

Par contre, aujourd’hui, en un clic, l’on peut savoir ce qui se passe ailleurs dans le monde (lire et voir). En un clic, ou deux ou trois, l’on peut faire des recherches inouïes sur divers sujets, divers produits. La collecte d’information est rapide, ce qui porte notre « culture générale » à un autre niveau, loin de celle qu’entend Foglia tout de même.

Mais, à défaut d'avoir cette culture générale, celle qui était enseignée dans les fameux cours classiques, je salue ma génération, les « X », qui au moins, n'a pas peur de mettre la main à la pâte, d’accepter la critique pour être meilleure, de travailler intensément pour parvenir à ses fins. Ma génération a compris le sens de gravir les échelons, elle s’est vu inculquer la valeur du respect, du respect des plus âgés que ce soit, mais des personnes en autorité aussi. La génération qui nous succède, les « Y », voulez-vous vraiment que je la commente ? Celle à qui l’ont doit tout ! ;-)... Mais celle qui réapprend peut-être aussi à siffler ! ;-)

samedi 8 mai 2010

Revue de presse et culture générale

Deux articles en apparence sans lien ont été publiés dans La Presse du samedi 8 mai 2010.

Dans la section « Arts et spectacles », Nathalie Collard écrit que le départ de Marc Laurendeau de la revue de presse de C’est bien meilleur le matin marque la fin d’une époque sur la première chaîne de Radio-Canada.

La personne qui le remplacera chaussera une large pointure, M. Laurendeau étant une véritable encyclopédie vivante. Il possède un grand esprit de synthèse ainsi que de solides connaissances historiques et politiques, observe Nathalie Collard à juste titre.

Sa formation en droit et en science politique n’est évidemment pas étrangère à la chose. Elle lui sert quotidiennement, confiait-il à un journaliste de Forum, de l’Université de Montréal, il y a quelques années.

Et c’est justement là où je veux en venir, avec le deuxième article : la chronique de Pierre Foglia, intitulée Culture générale. Le journaliste souhaite que ce vieux concept devienne la mission principale de l’école car, au-delà de la communication, il y a la pensée, la construction.

Mais nous sommes à l’ère du clip. La capacité de concentration diminue constamment. Diminue-t-elle vraiment, quand on sait que les adeptes de Twitter peuvent se taper une brique comme Harry Potter dans un week-end?

Le clip répond-il vraiment à nos besoins? Et si nous avions besoin de lire des articles qui donnent à réfléchir? Mais il faudrait, pour cela, que les articles aient la profondeur nécessaire et que, par conséquent, les communicateurs aient un bagage de connaissances générales suffisant, un bagage qui leur fait – qui nous fait – cruellement défaut, en cette siècle d’hyperspécialisation.

jeudi 6 mai 2010

Une tête d'affiche pour mieux vendre un magazine

par Lissia De Bellefeuille, dimanche 2 mai 2010, 11:22

Je me questionne cette semaine sur la nouvelle parue dans le bulletin électronique d'Infopresse quant à la nomination de Marie Plourde à la tête du magazine Mieux-Être. Je vous avoue bien sincèrement que j'ai oublié son titre exact, mais j'ai retenu qu'on faisait la promotion de cette nomination comme étant la nouvelle personne qui allait mener les commandes pour le magazine Mieux-Être.


Le « Moi et Cie » a Patricia Paquin comme tête d'affiche, l'on pourrait croire que c'est elle qui est à la tête du magazine puisqu'elle occupe beaucoup de place à l'intérieur de ce dernier, pourtant dans le cartouche, l'on peut y lire « Patricia Paquin, animatrice ». Anime-t-elle vraiment le magazine ? Ce magazine est-il vraiment différent des autres comme on voulait nous le faire croire à ses débuts ?

Et tandis que je réfléchis, après Mitsou comme figure de proue pour le magazine Clin d'Oeil, c'est au tour de Geneviève Borne de prendre le relais, depuis quelques mois déjà.
Ces personnalités publiques féminines font-elles vraiment la différence au sein d'une équipe de rédaction ? ou permettent-elles plutôt de vendre davantage de magazines ?


Ces trois personnalités ont certes un capital de sympathie auprès de la population féminine. Elles sont simples, elles sont belles (disons-le), mais ne correspondent pas à l'image de « pitoune », ce qui fait qu'on peut les apprécier pour qui elle semblent être dans la vraie vie (parce qu'après tout, on le connaît pas!).

Mais pourquoi les choisit-on réellement ? Est-ce effectivement pour l'image qu'elles projettent, pour cette impression/perception qu'on peut s'associer à elles et ainsi dire qu'on s'abonne à un magazine parce qu'il doit nous ressembler si telle personne publique endosse son contenu en quelque sorte ? Font-elles vendre davantage ? A-t-on mesuré l'impact ?
Les Clin d'Oeil, Moi et Cie et Mieux-Être vendraient-ils autant si ce n'était de leur porte-parole connu ?


Ces personnalités publiques mises en évidence vous influencent-elles dans le choix des magazines que vous lirez ? Font-elles en sorte que vous achetez un magazine plutôt qu'un autre ? Considérez-vous que le contenu est plus vrai, plus crédible, plus, plus si des visages connus y sont associés ?

Quelle est votre opinion sur le sujet ?

Lili girl

La contre-attaque du papier

Je voulais partager avec vous un reportage diffusé à la première chaîne qui mentionnait différentes offensives contre le contenu numérique (lire ici l’arrivée du iPad).

1) La papetière Domtar lance une campagne de relations publiques afin de réduire la culpabilité reliée à l’usage du papier. Le message: ‘Put it on paper’. On ne connait pas encore l’exécution de cette vaste campagne à l’échelle nord-américaine. Par contre, elle vise très probablement les plus jeunes (i.e. Nous!!) qui ne sommes pas habitués d’imprimer nos courriels et qui sommes interpellés par les petits petites phrases au bas des messages telles que ‘Avant d’imprimer, pensez à l’environnement’ avec le logo vert d’un arbre. La verra-t-on sur le web, sur les médias sociaux?

2) Les 5 grands groupes de magazines américains (Condé Nast, Hearst Magazines, Meredith Corporation, Time Inc, Wenner Media) s’unissent pour les publications du mois de mai avec le message ‘Magazines, the power of print’ dans plus de 100 publications. Le but est de laisser savoir que les magazines vont bien, très bien même aux États-Unis (les chiffres de lectorat y sont en hausses). Au Canada, les dernières données PMB étaient stables à ce sujet. Ici aussi on peut penser que ‘l’ancien’ média vise à garder son rôle et surtout solidifier ses lecteurs avec l’arrivée du iPad.

Je crois que le virtuel et le papier peuvent très bien cohabiter. Ainsi, je comprends le but des magazines mais je ne suis définitivement pas certaine de ce que Domtar va accomplir, autre que s’attirer des commentaires négatifs car cette campagne est totalement à contre-courant des tendances égologiques actuelles.

mercredi 5 mai 2010

Débat éthique ou faux problème ?

Débat extrême entre les membres de la Société québécoise de la rédaction professionnelle. Nous avons reçu une offre de contrat de la part d’une étudiante au doctorat, qui sollicitait l’aide d’un rédacteur agréé.

Un des membres a protesté, disant que ce n'est pas éthique de faire écrire sa thèse. Il a accepté que la SQRP partage son courriel de protestation avec les autres membres.

Au lieu de mettre les destinataires en « cci », la SQRP les a mis en « cc » par erreur. Une erreur qui a toutefois permis à des membres d'exprimer leur point de vue. Certains trouvent normal qu’un étudiant au doctorat souhaite faire réviser sa thèse, et soutiennent que c’est bien là un des rôles du communicateur. D’autres estiment au contraire qu’accepter un tel mandat serait un manque grave à l’éthique, qui nous rendrait coupable de complicité.

Accepter le mandat, est-ce:

1. Un manque à l’éthique, même si c'est le chercheur ou l'étudiant qui a colligé l’information et écrit le premier jet ?

2. Simplement une contribution à la qualité de la communication, à la qualité de la langue française ?

Par ailleurs, un débat s’est amorcé en parallèle, certaines personnes n'appréciant pas de recevoir copie de tous les courriels entre les membres. Bien sûr, le courriel n'était pas le meilleur véhicule, notamment parce qu’une cinquantaine d’adresses électroniques y étaient librement véhiculées, mais n'est-il pas préférable de favoriser les échanges pour faire avancer les connaissances dans une discipline, quitte à utiliser un moyen de communication parfois considéré comme irritant ?

J'ai trouvé ces échanges enrichissants, certains commentaires ont même alimenté ma réflexion. Ne dit-on pas: « Du choc des idées jaillit la lumière ? » Si le débat n'a servi qu'à inciter la SQRP à créer un forum de discussion sur son site, ce sera déjà beaucoup !