lundi 21 juin 2010
NYT empêché de gazouiller!
Cette suggestion est venue à la suite d’une demande de Phil Corbett, responsable des normes linguistiques au New York Times. Ce dernier somme les journalistes du journal de cesser l’utilisation du mot Twitter sous forme de verbe et de nom. M. Corbett prétexte que ce réseau social est trop récent et qu’un autre pourrait l’anéantir à l’instar du VHS contre Beta.
Découverte et Plaisir sont au rendez-vous
Ils cherchent de ce fait à intéresser le maximum de gens à la plus grande foire agricole de l’est du Canada. Ils ont créé des capsules vidéo diffusées sur YouTube où Plaisir et Découverte, deux personnages de dessin animé, se taquinent lors d’une fête foraine. À l’aide d’une technologie numérique, l’utilisateur choisit la destinée des bonshommes.
Les internautes peuvent ensuite discuter de leur expérience sur le blogue de même que sur les pages Facebook et Twitter créées pour l’occasion. Ceci permet de faire connaître Expo Québec à un plus large auditoire.
mardi 15 juin 2010
Cliquer c’est donner
Effectivement, la Fondation vise à amasser 50 000 adeptes. Lorsque leur objectif sera atteint, les boutiques Clément offriront 5 000 kangourous en peluche aux petits patients de l’hôpital Sainte Justine.
Cette campagne ne vise pas seulement à donner des toutous, mais espère fournir une plus grande visibilité à la Fondation grâce aux médias sociaux. Ils ont de ce fait créé une page Facebook et Twitter de même qu’un site web sur lequel sont diffusés de courts vidéos où participent des icônes québécoises. Parce que tout le monde a besoin d’un…
Allez-y cliquer :)
lundi 14 juin 2010
Deuxième vie à la fonction publique
Ainsi, les gens pourront se rendre sur l’île canadienne de la fonction publique et postuler sur des emplois fictifs où ils seront conviés à des simulations. De l’autre côté de l’écran, un recruteur (en chair et en os) du gouvernement fédéral manœuvra les faits et gestes de son double virtuel.
Est-ce que l’utilisation d’un univers parallèle pour dépeindre un milieu de travail porte un regard réaliste sur la situation ou est-il orné de lunettes roses? Est-ce que le gouvernement recevra de meilleures candidatures par ce moyen? Sur quels éléments les conseillers se sont-ils basés pour en arriver à cet outil de recrutement?
Enfin, il est utile de savoir qu'Alstom et L'Oréal sont l'une des nombreuses compagnies qui ont utilisé cette plateforme à des fins d'embauche.
mardi 8 juin 2010
L'explosition de la publicité
Sans doute, on assiste à une explosion de la publicité. Une panoplie de lieux, de concepts, de stratégies naissent, progressent et s'adaptent à une vitesse impressionnante. Est-ce menaçant?! Je ne sais pas, mais il faut prévoir trouver de la publicité partout, tout le temps. Avec le géomarketing, une notion que j'ai découverte dans le reportage, on peut même s'attendre à apercevoir de la publicité française sur un site anglais visité, en raison des informations transmises par notre ordinateur sur notre provenance, par exemple.
Est-ce dire que toutes les règles sont permises dans ce foisonnement publicitaire?
dimanche 6 juin 2010
Il n’y a pas que le CRIAS qui veut humaniser les sciences…l’Ordre des ingénieurs du Québec aussi
De fait, l’OIQ souhaite intéresser les filles au génie et, visiblement, il faut s’y prendre de bonne heure. L’OIQ s’attaque à la clientèle des adolescentes. Diverses stratégies ont été tentées par le passé, mais l’association naturelle des filles aux disciplines des sciences se tourne davantage vers la médecine, la biologie et la chimie et non vers le génie. L’OIQ a dû s’interroger sur sa cible, sur ce qu’elle savait, sur ce qu’elle recherchait dans sa carrière future pour développer une nouvelle stratégie promotionnelle. Peut-être ont-ils utilisé la technique de la CPS ou encore le cercle de relations pour dégager clairement la problématique et l’objectif de communication ? ;-) Comment faire pour intéresser les adolescentes à une carrière future en génie ? Démystifier la discipline du génie en faisant découvrir concrètement aux adolescentes la facette humaine des diverses spécialisations de génie dès le secondaire (quel bel objectif SMART !). L’objectif de communication de cette nouvelle campagne vient se coller directement à l’objectif organisationnel de l’OIQ : augmenter le nombre d’ingénieurs, assurer la relève de la profession. A+ pour la gestion du projet de communication !
Restera à voir les résultats quantifiables au terme de leur campagne. L’histoire ne dit pas à partir de quand la campagne auprès des filles s’amorcera ni le temps qu’il se donne pour y parvenir. D’autant que les filles seront sollicitées à l’adolescence, qui leur dira que c’est bel et bien l’efficacité de leur campagne qui les aura incitées, rendues à l’université, à choisir la profession de génie ? Plusieurs événements dans leur vie pourront survenir en cours de route et influencer le choix dans un sens ou dans l’autre. La stratégie est là, mais l’article ne fait pas mention des tactiques qui seront utilisées pour y parvenir ni la façon dont l’objectif de communication sera mesuré.
Alors pour le CRIAS, qui avait déjà en tête d’humaniser les sciences, vous êtes sûrement sur la bonne voie.
Total Lubrifiants graisse-t-elle la « track » pour pénétrer le Québec ?
Curieusement, corrigez-moi si je me trompe, mais on n’a jamais entendu parler d’elle avant ? Où se cache-t-elle ? Elle existe pourtant déjà au Canada… et même à Lasalle ! Tente-t-elle de conquérir le marché québécois ? Profite-t-elle simplement de l’occasion pour aller chercher une visibilité à l’international ?
Un peu comme l’ont fait le Zoo de Granby, le magasin de plein air Latulippe de Québec et même le salon de barbier Ménick lors de la fièvre des séries éliminatoires, elle saisit l’occasion pour adapter la publicité, la commercialisation de son produit à l’événement et lui donner la couleur du moment : « Notre énergie est votre énergie ». Le pétrole est l’essence même d’un véhicule pour qu’il avance; ainsi, de s’associer à un événement comme celui de la F1, où la performance est associée directement, entre autres, à la qualité du pétrole auquel carbure le véhicule vient donner quasi de facto la notoriété au produit de Total, qui commandite d’ailleurs les écuries Renault et Red Bull. Personne ne connaissait Total encore au Québec, mais parions qu’après la F1 sa notoriété sera tout autre… c’est tellement inédit, qu’on en parle.
Les circonstances de la fermeture de la raffinerie Shell à Montréal lui ont également valu une tribune supplémentaire pour faire parler d’elle bien qu’elle n’ait pas l’intention de l’acheter.
Et alors que j’avais terminé d’écrire ces quelques lignes, voilà qu’au moment de les publier sur le blogue, je tombe sur un article qui cite Total en exemple. Un article d’intérêt pour nous tous qui sommes intéressés aux tendances en marketing : Comment votre marque peut atteindre la cible ?, un article à lire dans le journal Les Affaires de cette semaine en page 14. Il y est question de l’ambush marketing ou marketing en embuscade, une tendance de plus en plus forte. La guerilla est une forme de marketing en embuscade.
**En fait, j'ai oublié de vous dire que la raison pour laquelle elle surprend, c'est qu'elle utilise un bolide de formule 1 pour sa pub. Mais elle n'utilise pas les mots Grand Prix ni F1. Mais toutes les apparences sont là pour nous faire croire qu'elle commandite l'événement.
mardi 1 juin 2010
L'émergence du journaliste citoyen
Plutôt que de subir les critiques et les nuisances des journalistes spécialisés en cinéma, le studio de cinéma a décidé d'abolir les visionnements de presse et les avant-premières pour dérouler le tapis rouge aux spectateurs.
Phénomène plus profond et qui dépasse la stratégie de communication.
Les frontières traditionnelles entre l'information et la communication - qui ont toujours existées entre le journaliste et le citoyen - tendent à se fondre avec l'arrivée des médias sociaux. Ces nouveaux canaux, en plus d'amener une culture de l'instantanéité, permettent les échanges libres d'opinions, sans hiérarchies.
On assiste en quelque sorte à la démocratisation de l'information. Et paradoxalement, cette démocratisation vient ombrager un principe fondamental de l'information qui est au service d'une démocratie!
Cette prise de conscience fait référence au phénomène des médias sociaux et la production de contenus "gratuits". La profession de journaliste, dans toutes ses sphéres, est ébranlée et menacée par les nouveaux outils de communication.
Pour terminer cette réflexion, une question: si l'information a un coût, y a t-il un coût à la gratuité?
lundi 31 mai 2010
La pire job au monde
vendredi 21 mai 2010
Pour ou contre le détachement de la langue québécoise
Ce midi, Isabelle Maréchal discutait avec le chanteur Biz de Loco Locass sur les ondes du 98,5fm. Le sujet du jour allait dans le sens de ce qui occupe les manchettes par les temps qui courent, soit le CH de Montréal et dans le cas présent, la place de la chanson «Le But» au Centre Bell lorsque le tricolore déjoue l'adversaire. En ce moment, cet honneur revient à une chanson en anglais du groupe U2.
Outre le sujet de l’heure, il a été question de la langue québécoise. Est-ce que le dictionnaire français Le Petit Robert devrait toujours faire partie de nos habitudes québécoises? Lorsqu’on sait que la langue française de France et celle du Québec sont différentes sur plusieurs points, n’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur la possibilité d’avoir un dictionnaire français québécois (Elvis Gratton a déjà bien soulevé le problème!), autre que le dictionnaire du joual au Québec?
La question se pose puisque maintenant, plus de la moitié de la soixantaine de mots admis chaque année dans le dictionnaire français proviennent de la langue anglaise. Ici, on se stationne pour aller magasiner et non aller au parking pour faire du shopping! Il s’agit de l’exemple typique, mais au Québec on envoie un courriel, et non un mail (mot nouveau du Petit Robert). De plus, quand je fais la correction de texte dans mon fichier Word, Microsoft l’a compris en m’offrant le choix de vérifier l’orthographe des mots selon que je suis French ou French Canadian.
Magazine trompe l’oeil
Élise Gravel, auteure, illustratrice et rédactrice en chef, lancera le 26 mai prochain un nouveau magazine féminin. À première vue, Nunuche sera une revue parmi tant d’autres, mais lorsqu’on s’y attarde on se rend compte qu’il s’agit plutôt d’un pastiche où l’auteure a voulue se « défouler personnellement ».
Enfin, j’aurais peut-être aimé qu’il n’y ait pas de nouvelles médiatiques à ce sujet avant le lancement pour connaître la réaction des gens et voir si certains auraient mordu à l’hameçon.
Tâchez de ne pas vous y méprendre!
Entrevue à Christiane Charette
jeudi 20 mai 2010
relations publiques et 2.0
Un outil très intéressant en relations publiques pour cibler des influenceurs dans des secteurs précis et communiquer.
Hé oui, le virage 2.0, même dans l'univers des relations publiques!
Nos marques préférées
Chaque année le magazine Marketing sonde l’opinion publique des Canadiens et Canadiennes et fait le palmarès du top 100 des marques les plus appréciées. Cette année, Google en sort grande gagnante. Outre les multinationales, deux chaînes québécoises retiennent l’attention: le quincaillier Rona (18e) et le magasin des articles à bas prix Dollarama (49e). Ces deux entreprises ont non seulement des missions bien différentes mais également des visions de la communication totalement opposées.
Une mouche tricolore pour les séries
Après le zoo de Granby et son tigre qui déchiquète une boîte à l'image des Pingouins de Pittsburgh, voilà qu'un magasin de plein air, de chasse et pêche bien connu à Québec, Latulippe, emboîte le pas dans la foulée de la fièvre du hockey. Une mouche tricolore en guise de soutien au CH. Apparemment, que la prise de trophées est quasi garanti ! Avez-vous pensé en mettre une ou deux dans votre coffre à pêche ?
Évidemment, certaines auraient préféré voir cette pub sous forme de vidéo, question de voir le potentiel d'une vidéo virale, mais ce sera pour une autre fois ! et pourquoi ne pas décliner ces mouches tricolores en boucles d'oreilles pour les amateures de pêches ou les partisanes de hockey ? La ligne est lancée !
mercredi 19 mai 2010
Atteindre la génération Y, oui ce sera possible pour moi !
Pour celles qui souhaiteraient rejoindre les Y dans leur projet, je vous invite à lire le blogue de Stéphane Lacroix, le gars des com sous le titre « Atteindre la génération Y ». Les 7 clés proviennent de la firme Morningstar Communications
Le contenu généré par les cibles : de la quantité, mais pas de qualité
Selon cet article de AdAge, plusieurs de ces campagnes n'aboutissent pas à un éclair de génie des utilisateurs. Au mieux, elles donnent quelques insights sur ce qui plaît ou non aux consommateurs, mais ne génèrent pas autant de contenu pertinent et utilisable : «The results have often been forgettable, fashioned by someone already in the business, or both.».
Selon l'article, les utilisateurs ne prennent pas au sérieux la commande qui leur est passée, produisant ainsi des vidéos tenant davantage de la parodie et du ridicule que d'une véritable action créative. «You're getting these very poor quality spots, and it's not even done in seriousness anymore. It's almost like a joke».
Est-ce parce que les paramètres commerciaux (comprendre la cible, mettre les avantages et les bénéfices au coeur de la création, engendrer un saut créatif qui rende la publicité mémorable et persuasive...) ne s'accordent pas très bien avec le besoin de s'exprimer des internautes?
À lire.
mardi 18 mai 2010
Une Semaine du tourisme responsable qui maximise les médias sociaux
Voilà un concept qui me plait -- et qui intéressera sûrement Isabelle! : un événement qui mobilise et une plateforme interactive, un jumelage qui favorise l'action.
Je ne suis pas inquiète du succès que cette campagne remportera, car non seulement le tourisme responsable et les médias sociaux sont à la mode, mais encore les gens adorent donner leur avis et partager leurs expériences de voyage. Imaginez si en plus on déroule le tapis rouge! Toutefois, je suis d'accord avec Gary Lawrence, auteur de l'article : « Même si l’idée d’un tel événement demeure plus que louable, il est cependant quelque peu ardu de s’y retrouver, dans cette sorte de grand supermarché virtuel. »
Quoi qu'il en soit, selon moi, l'idée dépasse même la cible des voyageurs en attirant également les internautes friands d'us et coutumes. En tout cas, moi, qui n'ai malheureusement pas l'occasion de voyager, j'ai tout de suite eu envie de cliquer sur les liens offerts dans l'article pour en savoir plus.
Et vous?!
samedi 15 mai 2010
Simons recherche une blogueuse-fashionista
L'idée est géniale, mais comment Simons arrivera-t-il à gérer sa réputation? À moins que la compagnie ait adoptée une politique de gouvernance 2.0 et que la blogueuse sache quoi en faire, Simons ne court-il pas le risque de perdre sa crédibilité, des parts de marché ou de se retrouver avec des poursuites légales?
Bref, une entreprise peut-elle confier le rôle de blogueur à n'importe qui sans qu'il soit formé en ce sens (éthique, déontologie, e-reputation, enjeux, etc.)? À qui reviendra la responsabilité des dérapages potentiels?
jeudi 13 mai 2010
Un exemple d'une vidéo virale réussie
Un lion du zoo de Granby; fier partisan du Canadien de Montréal!
mercredi 12 mai 2010
La vidéo en ligne
- Augmente le référencement par Youtube et Google;
- Augmente l'expérience de l'utilisateur (UX: user experience);
- Permet de mesurer l'impact quantitativement;
- Permet à la marque de communiquer de façon originale.
mardi 11 mai 2010
Publicité: l'art de se tirer dans le pied
C’est un représentant de Coca Cola qui revient du Moyen-Orient très découragé, alors qu’il y était parti pour développer la marque là-bas.
Son collègue lui demande : « Pourquoi n’as-tu pas réussi avec les Arabes ? »
— « Quand j’ai été envoyé au Moyen-Orient, j’étais très confiant de pouvoir faire de bonnes ventes, car Coca-cola n’est pas connu là-bas. Le problème, c’est que je ne parle pas l’arabe. J’ai donc fait passer le message à l’aide de trois images. La première image présentait un homme allongé dans le sable chaud du désert, totalement faible et épuisé; la deuxième, un homme buvant du Coca-cola; sur la troisième photo, notre homme était totalement rafraîchi. Ces panneaux ont été publiés dans tout le pays. »
— « Ça aurait dû bien marcher. Où était le problème ? »
— « J’avais oublié que les arabes lisent de droite à gauche ! »
---------------------
D’où l’importance de connaître la culture locale, pour réussir en pub. Pourtant, on recommence à voir, au Québec, des pubs qui ne sont que des traductions avec synchronisation labiale. Ou qui utilisent des chansons en anglais, qui n’ont aucune signification pour une bonne frange de la population unilingue francophone. Car la chanson n’est pas qu’un accompagnement : les paroles ont – ou devraient avoir – un lien avec le produit offert. Ne pas tenir compte de la réalité culturelle, c’est l’art de se tirer dans le pied !
dimanche 9 mai 2010
Culture 2010 : complexe ou avancement ?
Complexe, énorme complexe j'éprouve quant à ma propre culture générale. J'ai fait l'école, des études comme disent nos parent (qui sous-entend toujours être allé à l'université, jamais avoir étudié pour un métier, et pourtant !), et où ai-je appris la « culture générale » ? Cette culture qui me manque tant, qui me fait tellement défaut quand je converse avec ceux qui passent les 50 ans, parce qu'avant cet âge, la « culture générale », on ne nous ne l'a pas enseignée. On a peut-être essayé (un peu de géo, un peu d'histoire), mais elle n'est pas rentrée dans nos têtes comme elle est entrée dans celle de nos aînés. Et, je me demande si ce n’est pas pire lorsqu’on a étudié en sciences santé ou en sciences pures, ces sciences qui ouvrent toutes les portes à l’université. Mais bon, je ne suis quand même pas prête à dire qu’elles ne m’ont pas été utiles.
Mais lorsqu'il est question de pensée, de construction, expliquez-moi. Introduction (sujet amené, sujet posé, sujet divisé), développement (argumentation, citations, données statistiques, faits), conclusion (synthèse, ouverture), tout cela, je vous l'écris de mémoire, parce qu'on me l'a répété de mon premier à mon dernier niveau de secondaire, et même au niveau collégial. Sur quel nuage se trouvaient ceux qui n'ont pas compris ? Ceux qui n'ont pas enregistré ?
L'ère du clip commençait peut-être, mais on n'en était pas à se distraire dans les cours avec un iPod, un iPhone, un iTouch, un i«Patente», i«Machin» ou encore à se river sur un écran d'ordinateur, un écran télé, un écran pour jeux vidéo, on savait encore jouer dehors, socialiser, s'engueuler en direct et non en un échange infini de courriels ou de textos ponctués d'émoticones (mot qui n'existait pas quand j'étais jeune !), que dis-je, de binettes, qui expliquent notre état d'esprit.
Par contre, aujourd’hui, en un clic, l’on peut savoir ce qui se passe ailleurs dans le monde (lire et voir). En un clic, ou deux ou trois, l’on peut faire des recherches inouïes sur divers sujets, divers produits. La collecte d’information est rapide, ce qui porte notre « culture générale » à un autre niveau, loin de celle qu’entend Foglia tout de même.
Mais, à défaut d'avoir cette culture générale, celle qui était enseignée dans les fameux cours classiques, je salue ma génération, les « X », qui au moins, n'a pas peur de mettre la main à la pâte, d’accepter la critique pour être meilleure, de travailler intensément pour parvenir à ses fins. Ma génération a compris le sens de gravir les échelons, elle s’est vu inculquer la valeur du respect, du respect des plus âgés que ce soit, mais des personnes en autorité aussi. La génération qui nous succède, les « Y », voulez-vous vraiment que je la commente ? Celle à qui l’ont doit tout ! ;-)... Mais celle qui réapprend peut-être aussi à siffler ! ;-)
samedi 8 mai 2010
Revue de presse et culture générale
Dans la section « Arts et spectacles », Nathalie Collard écrit que le départ de Marc Laurendeau de la revue de presse de C’est bien meilleur le matin marque la fin d’une époque sur la première chaîne de Radio-Canada.
La personne qui le remplacera chaussera une large pointure, M. Laurendeau étant une véritable encyclopédie vivante. Il possède un grand esprit de synthèse ainsi que de solides connaissances historiques et politiques, observe Nathalie Collard à juste titre.
Sa formation en droit et en science politique n’est évidemment pas étrangère à la chose. Elle lui sert quotidiennement, confiait-il à un journaliste de Forum, de l’Université de Montréal, il y a quelques années.
Et c’est justement là où je veux en venir, avec le deuxième article : la chronique de Pierre Foglia, intitulée Culture générale. Le journaliste souhaite que ce vieux concept devienne la mission principale de l’école car, au-delà de la communication, il y a la pensée, la construction.
Mais nous sommes à l’ère du clip. La capacité de concentration diminue constamment. Diminue-t-elle vraiment, quand on sait que les adeptes de Twitter peuvent se taper une brique comme Harry Potter dans un week-end?
Le clip répond-il vraiment à nos besoins? Et si nous avions besoin de lire des articles qui donnent à réfléchir? Mais il faudrait, pour cela, que les articles aient la profondeur nécessaire et que, par conséquent, les communicateurs aient un bagage de connaissances générales suffisant, un bagage qui leur fait – qui nous fait – cruellement défaut, en cette siècle d’hyperspécialisation.